Dimanche 16 novembre 2008
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L'infirmité motrice cérébrale IMOC ou IMC est déterminée par des activités cérébrales survenues dans la période périnatale. Ces activités entraînent des troubles de
la posture et du mouvement sans caractère évolutif.
PROBLEMATIQUE
Les enfants avec IMOC représentent près de la moitié de tous les enfants au cerveau lésé (1, 2).
Des nuances ont été apportées à la définition de l'IMOC : des infirmes moteurs cérébraux avec quotient intellectuel supérieur à 80, des infirmes moteurs
d'origine cérébrale avec une atteinte motrice et un quotient intellectuel inférieur à 80 ; des polyhandicapés, avec un handicap intellectuel majeur associé à une réduction très importante de
l'autonomie (3).
Si la lésion n'est pas évolutive, ses séquelles les sont malheureusement au cours de la croissance, du processus de maturation et même au cours du
vieillissement.
Au cours des années 70-80, la survenue des séquelles neurologiques chez le nouveau-né ou l'enfant était rapportée à un accident asphyxique foetal au cours du
travail (4, 5). Mais en dépit de l'amélioration de la surveillance foetal au cours du travail (rythme cardiaque foetal, augmentation importante des césariennes et extraction instrumentale) depuis
plus de30 ans, l'incidence des IMOC ne cesse de s'accroître dans les pays développés (6 - 9). Cette augmentation serait due à l'origine multifactorielle des IMOC, à l'amélioration de la prise en
charge de grands prématurés avec diminution de la mortalité et à l'absence du rôle pathogène de l'asphyxie per-partum (10).
Aussi, la communauté scientifique des pays développés s'est immobilisée en vue d'assurer aux enfants avec IMOC une meilleure prise en charge fondée sur la médecine
physique et la réadaptation (11).
En République Démocratique du Congo (RDC) notre pays, une seule étude vient récemment de noter l'impression de l'augmentation des cas d'IMOC et de démontrer
l'apport de la kinésithérapie aux enfants infirmes moteurs cérébraux (11). Mais, LUZANDU (11) rapporte une influence mitigieuse de la kinésithérapie sur l'évolution psychomotrice, le bilan
articulaire et le bilan musculaire chez les enfants avec IMOC. Devant ce constat, la présente étude a été initiée pour répondre aux questions d'étude suivante :
- dans quelle mesure, un programme régulier de rééducation des enfants avec IMOC influence t-il leur évolution psychomotrice, la souplesse articulaire et la force
musculaire ?
- le sexe et la localisation gauche ou droite influencent t-ils l'impact de ce programme de rééducation ?
INTERET
L'intérêt de la présente étude réside dans l'utilisation ultérieure de ces données par les physiothérapeutes dans le but d'améliorer l'approche rééducative de
l'IMOC.
HYPOTHESE
L'application d'une approche de médecine physique englobant la kinésithérapie, la psychomotricité, la relaxation, les activités physiques adaptées, la technique
neurodéveloppemental aurait une influence positive et plus significative que la kinésithérapie seule dans la prise en charge des enfants avec IMOC.
OBJECTIF GENERAL
La présente étude vise à réaliser, mettre en pratique et évaluer des techniques psychomotrices et physiques dans la prise en charge adaptée des enfants IMOC.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Pour atteindre cet objectif général, les objectifs spécifiques suivants ont été réalisés :
- élaborer un programme de rééducation précoce et globale selon les connaissances actuelles de la médecine physique sur les enfants avec IMOC ;
- mettre les enfants avec IMOC en état d'action motrice en situation de réalisation et de mise en pratique de mouvement, de relaxation ;
- exercer des stimulations sur les capacités de redressement postural ;
- déterminer l'évolution psychomotrice, le bilan articulaire et le bilan musculaire après éducation physique adaptée aux enfants avec IMOC.